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Mon rideau entrouvertNe jamais taire la conscience, Elle à trop souvent raison... 2 April La révolution TranquilleAu tour de notre joyaux national que l’on protège depuis si longtemps. Même lorsque l’heure est grave et que la faillite de plusieurs de nos établissements et de nos normes sont à nos portes, jamais vous n’entendrez un québécois parler en mal de cette fierté qui définit si bien notre héritage de société distincte. Héritage laissé par de grands hommes qui ont agit lorsqu’ils ont du agir pour régler une situation qui a bien changée pourtant depuis mais que l’on aborde toujours avec les mêmes vieilles solutions. Jamais pendant une seule seconde nous sommes nous arrêter un instant pour réfléchir à la possibilité que peut être il était temps de laisser tomber certaines des initiatives que nous avons entreprises il y a 40 ans. Jamais une seconde nous ne sommes dit que peut être nous n’avions pas atteint la perfection après notre émergence de la grande noirceur. Pourtant ce serait logique qu’aujourd’hui face à un monde nouveau notre société doive faire peau neuve dans certains domaines. L’inefficacité et la froideur du système des CPE ainsi que le gel des frais de scolarité ne sont-ils pas deux exemples flagrant de mesures qui auraient depuis longtemps dues être révisées. Mais voilà il faut comprendre nos politiciens, il est souvent plus facile de laisser dérivé une mesure dépassée plutôt que de la révisée et de la corriger. Le dégel des frais de scolarité est le meilleur exemple de la paresse qui s’est emparée de notre peuple depuis sa belle révolution. L’éducation pour tous, quelle beau principe. Évidemment dans une société riche dans laquelle tout irait pour le mieux ce serait possible. Mais voilà nous vivons dans la réalité et ca les québécois ont tendance à l’oublier parfois. Ils exigent tous de l’état sans vouloir que ce dernier ne se mêle de leur affaire. Ils veulent avoir accès à tous les services sans devoir en payer la facture au bout du compte. J’ai souvent bien de la difficulté à comprendre les gens qui sont contre le dégel des frais de scolarité dans la situation actuelle de notre système d’éducation. J’ai surtout de la difficulté à comprendre qu’un individus puisse, sans broncher, faire les éloges d’une bonne éducation tout en refusant d’apporter les efforts nécessaires à la réalisation de cette même éducation. Est-ce devenus si peu important d’être éduqué au Québec que nous puissions encore continuer à considérer l’éducation comme une dépense mineure? Je crois qu’il est primordiale que l’éducation revienne au rang des priorités des québécois et que ces derniers commencent sérieusement à poser les gestes nécessaires à sa réalisation. Un individus qui est véritablement prêt à travailler pour enrichir son esprit et pour coloré sa vie d’un emploi qui lui plaît devrait alors comprendre qu’il faut faire certains sacrifices financiers pour arriver à ses fins. Si un jour nous arrivons véritablement à bâtir une société parfaite alors je crois que nous pourrons nous offrir le luxe d’une éducation peu coûteuse mais juste qu’à ce que nous y arrivions il est primordial que nous arrêtions d’attendre tous des hautes instances et que nous nous forcions un peu pour actualiser notre potentiel si tel est véritablement notre désir. De plus, imaginez si l’on demandait à un étudiant de débourser un peu plus de 50% de son salaire pour étudier quelle genre de réflexion ce dernier aurait à faire en ce qui concerne son futur. Il me semble clair que nous nous débarrasserions de la vaste majorité des rares âmes assez égarées pour continuer à étudier sans vraiment savoir ce qu'ils feront de ces études qu’ils font à contre cœur ou par faute d’autre occupation. 9 March La droite, la gauche à mon humble avis!Les raisons pour lesquelles la gauche est toujours existante de nos jour c’est qu’elle tente désespérément de toucher au peuple en faisant appel à leur fibre humanitaire. Les discours de la gauche ont pris la même forme que ceux de la droit à l’époque ou cette dernière était en plein essor. Des discours partisans qui font appel à la fierté et à l’humanité des gens qui les écoute. Combien de fois ai-je moi même utiliser l’expression qui dit que la gauche à le monopole de la pitié et de l’humanité. Cette conception, les gauchistes ne font rien pour s’en dissocier parce qu’ils savent s’en servir à leur avantage. Après tout qui ne voudrait pas être reconnus comme étant le parti de la vertu et de la droiture humaine? La droite quant à elle a évoluée depuis ce passé partisan pour essayer d’aller chercher le côté plus posé du peuple. La droite fait appel à la logique des gens et elle prône la gestion durable et à long terme de l’état alors que la gauche se contente de faire preuve d’opportunisme politique en essayant de toucher à la passion mourante des gens qui les écoutent. Le peuple du Québec à eut sa chance de s’élever comme une nation indépendante et fière. Le peuple à plutôt décidé d’écouter les voix protectionnistes et conservatrice qui voulait l’empêcher de réaliser ses rêves parce que la droite à cette époque savait pertinemment que de faire l’indépendance c’était de condamner le Québec à la faillite. Qu’est ce que l’on peut retirer d’un discours gauchiste au Québec aujourd’hui? On ne le sait trop en fait. On ressens profondément en notre cœur que ce que nous venons d’entendre est vrai parce que les propos que tiennent les politiciens de la gauche nous touchent droit au cœur. Ils parlent de notre force de coopération et de notre grand potentiel en tant que peuple moderne ainsi que toutes les choses que nous devrions offrir à ce grand peuple que nous sommes devenus à travers notre pourtant si courte existence. Pourtant à chaque fois on croirait que le Québec est aussi ancien que les premières civilisations. Nous devrions avoir les même privilèges que les habitants de la Suisse et pourquoi pas? Notre nation est jeune mais elle est capable de tant de choses! On essaie de nous faire croire que le travail est encore à son état embryonnaire et pourtant on nous promet déjà tout les bien faits du monde. C’est toute cette contradiction autour de la gauche qui me fait douter de sa crédibilité. On nous décrit comme une nation jeune qui à passée à travers tellement d’épreuves! On nous dit que notre société est riche parce qu’elle brille des accomplissements effectués par la coopération de ses citoyens et pourtant le Québec est derrière tant d’autre provinces et états! Il est facile de se laisser emporter par les belles promesses de la souveraineté et des soins que nous pourrions apporter au peuple mais honnêtement est ce que ces gens croient vraiment qu’il soit possible de tout offrir au peuple sans avoir à en payer le prix. Un grand serviteur du peuple nous à dit il y a peu de temps que les québécois ne travaillaient pas assez et qu’ils devraient se relever les manches pour être à la hauteur des attentes qu’ils ont envers leur gouvernement. L’état providence, les québécois ne le mérite plus depuis longtemps mais étant donné qu’ils se l’ont fait offrir sans que l’on leur explique vraiment le prix qui y était attaché, ils sont aujourd’hui déconcertés par l’augmentation de ce coût dans leur vie de tous les jours. La gauche apporte à leur détresse des solutions magiques qui règlent tout en faisant bien attention de ne pas leur révéler tout ce qu’ils doivent sacrifier pour continuer à leur offrir leur beau monde idéal. Les êtres humains étant ce qu’ils sont et surtout le peuple du Québec étant ce qu’il est, il ne faut que quelques paroles magiques pour envoûter des partisans. Et pourtant que voit-on progressivement se passer dans notre belle société? Les gens commencent à vouloir arrêter de rêver et ils veulent commencer à agir pour véritablement bâtir une société plus forte dans un fédéralisme ouvert et prêt à les aider dans cette voie. Parce que c’est ce qui fait en sorte que peu à peu les gens cessent de croire aux illusions gauchistes. Ils réalisent que la souveraineté n’est peut être pas la solution miracle que prônent les péquistes depuis toujours. Jamais une seule fois avons nous entendus ces derniers faire un bilan clair net et précis de ce qui nous attendraient après la séparation du Québec. Oh ils ont démontrés plus ou moins sérieusement que nous recueillerions certains revenus mais ils ont omis de parler de la part de la dette canadienne qui suivrait ces revenus retrouvés. Ils ont bien dit que nous aurions à nous relever les manches mais ils n’ont pas vraiment préciser qu’est ce que tout cela allait impliquer. Ils ne veulent surtout pas effrayer les indécis chancelant d’une décision à l’autre sans jamais se décider formellement sur une marche à suivre. Dieu sait qu’ils sont nombreux au Québec! Alors que faire? Ne pas en parler. Et pourquoi le parti libéral ne se sert il pas de cette lacune? Pour la simple et bonne raison que si ils s’en servaient alors on les accuseraient de faire de la campagne de peur et alors le dialogue serait immédiatement interrompue. On marche sur des coquilles d’œufs lorsque l’on se met à parler de ce genre de choses au Québec parce que voilà la langue de bois est devenue la norme et cela fait en sorte que dès qu’un propos déroge du politiquement correcte le scandale s’en suit automatiquement et c’est bien malheureux parce que de nos jours nous aurions bien besoin d’un ou deux grand débat d’idées sur un ou deux sujet important. Pourquoi la question des accommodements raisonnables à-t’elle eut tant d’effet selon vous? Les gens d’ici ne parlent pas… Ouvertement en tout cas. Ils endurent, ils marmonnent et ils se fâchent parfois entre eux en parlant de tel ou tel sujet et pourtant jamais on entend leurs voix ailleurs que dans des huis clos personnalisés. Un jour peut être la vérité se dévoilera mais pas encore… Le peuple peut encore en prendre. 20 February Ma petite nouvelleUne petite nouvelle de mon cru Il faut bien écrire autre chose que du sérieux non?Un décès rentable…Dimanche 5 Février 1875Ce soir durant le repas j’ai vécu une bien étrange expérience que je dois absolument immortaliser sur papier. Mère avait fait préparé du poulet farcis par les domestiques pour célébrer le deuxième anniversaire de la mort de mon cher père et la salle à manger avait été entièrement recouverte de grands draps blancs pour lui donner une allure de circonstance en cette funeste journée. Élisabeth s’amusait beaucoup à se faufiler entre ces beaux tissus pour m’échapper alors que j’essayais de l’attraper. Cette peste avec son petit sourire coquin illuminerait même un salon funéraire, c’était d’ailleurs presque ce qu’était devenue la pièce dans laquelle nous nous occupions. J’ai donc joué avec ma petite sœur pendant un bon moment avant l’arrivé de maman et de notre cousine Olivia qui nous rendait visite pour l’occasion. Du temps que père était toujours en vie elle venait souvent chez nous, elle et lui avait une si belle complicité. Quand il est mort elle a semblé être encore plus dévastée que maman. On pouvait presque sentir une forme de remords dans sa tristesse. Ce n’est que depuis peu qu’elle s’en est vraiment remise et il lui arrive encore parfois de me fixer pendant de longs moments qui me sont des plus inconfortables pour finalement me dire à quel point je ressemble à mon défunt père. Enfin ce soir n’était pas différent des autres, elle m’a regardé fixement lors du repas comme elle en avait l’habitude sans que je n’en fasse de cas. Après tout si ca pouvait lui faire plaisir, je pouvais bien lui rendre ce petit souvenir de bonheur. À un moment donné elle se leva pour saupoudrer dans mon assiette quelques épices qu’elle avait apporté avec elle. Elle disait que c’était les préférées de mon père à l’époque et qu’il n’y avait que moi qui en méritait maintenant qu’il était mort. Elle était parfois très étrange mais, somme toute, je l’aimais bien alors malgré son attitude envers moi je mangeai le contenu de mon assiette en essayant de ne pas trop grimacer en goûtant les épices étranges qu’elle avait mise sur ma côtelette d’agneau. J’essayais le plus possible de ne pas trop lever les yeux, je restais discret.C’est au beau milieu du repas qu’il se passa quelque chose de franchement étrange. J’ai levé les yeux pour prendre un bout de la miche de pain qui était située un peu plus loin sur la table et j’ai remarqué qu’Olivia, mère et Élisabeth me regardaient toutes à l’unisson. J’ai vite baissé mon regard vers mon assiette en continuant à manger comme si de rien était. Un geste purement impulsif puisque rapidement la curiosité me piqua et je relevai les yeux pour voir que non seulement elles me regardaient encore mais qu’en plus la lumière qui éclairait la pièce n’était plus qu’une faible lueur franchement inquiétante. Je m’attardai un moment à les fixer une par une sans trop savoir ce qui leur prenait. Leur regard était vide et froid, la vigueur qui animait autrefois leur pupille avait laissé place à deux puits noirs qui me fixait sans aucune intensité mais avec un sentiment que je ne saurais définir. Pas un mouvement ne venait animer le corps de ces trois femmes qui me regardaient fixement. La couleur de leur peau avait perdu toute sa vitalité et même la teinte éternellement rosée qu’avait habituellement les pommettes d’Olivia était devenue fade. L’espace d’un instant que je ne saurais calculer passa, une voix rauque rompit l’angoissant silence qui s’était installé. Les fragiles lèvres d’Olivia laissèrent s’échapper quelques paroles tonitruantes de cette voix qui n’était pas la sienne, suivie de celle d’Élisabeth puis finalement de celle de maman avant que la lumière ne se rétablisse subitement et que toutes les trois recommencent à manger sans que rien ne les troublent. J’ai du prendre quelques secondes pour me rétablir du choc je dois l’admettre. Le tout passa plus ou moins inaperçus, il y a bien Élisabeth qui m’ait envoyé un regard perplexe pendant un moment mais c’est tout. Je crois bien que c’est à cause de toutes ces nuits durant lesquelles je ne dors pas. Ou bien ce peut être à cause du froid, peut être suis-je en train de couver une maladie quelconque. Après tout cela peut bien faire trois matins que je m’éveille avec des vertiges… Je ne peux pas avoir entendu ces mots sortir de la bouche de trois membres de ma famille. Chacune de ces femmes ont été éduquées de la façon la plus respectable qui soit pour des gens de notre classe et pourtant. Je les entend encore… Et cette voix, si inhumaine et brutale sortant d’une bouche si délicate. Je me demande presque si mes études en métaphysique ne commencent pas à me monter à la tête. Si ce message vient d’ailleurs il vient sûrement du diable qui veut me jouer un de ses tours en cette terrible journée. C’est insensé pourquoi voudrais-je assassiner toute ces personnes qui me sont chères?! Jeudi 9 Février 1875 Cela fait quatre jours d’enfer que je me réveille en plein milieu de la nuit pour hurler ma détresse aux ténèbres qui ne frémissent pas d’un souffle devant ma douleur. Je fais des rêves étranges. Des rêves terrifiant qui sont toujours animés par cette voix horrible qui ne me quitte plus depuis que je l’ai entendue pour la première fois. Aujourd’hui je me suis levé tôt pour aller au marché avec les domestiques. Au beau milieu de la journée en pleine place publique le même malaise que lors du soupé avec Olivia, Élisabeth et maman m’a agrippé le cœur. Cette fois les choses sont loin de s’être améliorées. Tous les gens autour de moi se sont soudainement effondrés. La seule chose qui restait d’eux était leur vêtements qui gisaient sur le sol. Le ciel s’est assombrit et je me souviens avoir vu mes domestiques venir vers moi chacun d’entre eux tenaient un couteau qu’ils me tendaient en tenant la lame pour que je puisse en saisir un. Une douleur lancinante me traversa la poitrine et la voix vint m’harceler une fois de plus en exigeant que je tue ma cousine, ma sœur et ma mère pendant qu’elles étaient encore toutes à ma portée. La voix prit corps pour un moment et je ne voulait pas y croire. Une apparition de mon père me demandait de tuer. Mon père que j’aimais tant ! La seule chose dont je me souviens après cette aventure c’est que je me suis réveillé dans mon lit. Quand je questionnai le domestique qui me gardait il m’expliqua que j’avais perdu connaissance après m’être écrié quelque chose d’incompréhensible. Je ne peux plus vivre avec tant de mauvaises pensées. Tout cela doit s’arrêter sinon je sens que je vais craquer. Vendredi le 17 Février 1875 Je ne rêve plus depuis une bonne semaine. Je ne dors plus en fait. J’ai décidé de ne jamais dormir plus de quelques instants, c’est la seule façon d’échapper à ces cauchemars incessants. Hier je me suis réveiller et j’étais dans la chambre d’ami dans laquelle Olivia dormait pendant qu’elle vivait chez nous. Heureusement que je ne l’ai pas éveillée parce que lorsque j’ai repris mes esprit j’ai réalisé que je tenais fermement un couteau de cuisine. Avant de reprendre totalement mes moyens je revis mon père auprès d’Olivia me crier de le faire vite avant qu’elle ne le fasse pour moi ! C’est à ce moment que j’ai compris que je ne pouvais même plus me faire confiance à moi même. Ce soir j’ai pris des précautions, j’ai demandé à un de mes domestiques les plus fidèles de m’attacher fermement sur mon lit et de me tenir la main durant la nuit pour qu’il puisse la serrer dès que je montrerais un signe de trouble. Peut être est-ce la seule façon d’avoir une nuit tranquille. Le vieux domestique m’avait dit que mon père avait demandé le même genre de faveurs quelques semaines avant sa mort. Je n’en fis pas de cas. Qu’est ce que ca pouvait bien faire que mon père ait eut des troubles de sommeil semblables aux miens ? J’en avais assez de toute cette histoire, je voulais en finir des nuits sans fin.
Lundi 12 mars 1875Tout à échoué. Toutes mes tentatives pour arriver à trouver le sommeil et pour enfin arrêter d’entendre cette voix démentielle ont échouées. Cela doit bien faire trois semaines que je n’ai pas trouvé la force d’ouvrir ce journal pour y apposer quelques mots. C’est par la force du désespoir que je me résigne à rouvrir ce manuel de malheur pour qu’au moins mes dernières mémoires, autant brouillées soient elles, restes à jamais dans ce monde. Mon père n’a pas cessé de m’apparaître en me demandant de protéger ce qu’il avait bâtit pour moi… Je sais maintenant qu’il est inutile d’essayer de me défaire de l’emprise de la folie. Tout ces monstres n’auront d’autre choix que de me laisser me reposer en paix, ils n’oseraient tout de même pas me refuser la libération ultime! J’espère que ma mère profitera bien de la fortune que notre famille a pu accumuler! Que ces lignes restent à jamais gravées dans l’histoire. Moi, Adélard de Bourmignon je n’aurai tué qu’une personne dont je sois certaine qui soit vraiment morte. Cette personne, c’est moi! Rapport du gendarme Philippe Péron, Mardi 13 mars 1875Bien étrange cas à la demeure des Bourmignon aujourd’hui. L’aîné de la famille s’est planté un couteau en pleine tête. D’habitude les gens visent le cœur quand ils veulent se suicider. J’ai questionné quelques domestiques ainsi que la mère, la sœur et la cousine du défunt. Il me semblait bien étrange que le seul héritier d’une fortune comme celle des Bourmignon aurait voulus s’enlever la vie. Qu’est ce qu’un homme peut demander de plus que la notoriété et la richesse? Enfin mon enquête n’a pas révélée grand chose. La mère et la cousine de monsieur Bourmignon n’étaient visiblement pas très surprise de sa mort. La sœur avait beaucoup de difficulté a avalé le fait que son frère chéri était mort. Les seules informations utiles me vinrent des domestiques. D’après eux, leur maître avait eut des comportements bizarres dans les semaines qui précédaient le drame. L’un d’entre eux me raconta qu’il lui avait demandé certains services que son père lui avait aussi demandé avant sa mort. Étrange certes mais tout cela ne me donnait l’impression que d’une chose : suicide après crise de delirium voilà tout! C’est en racontant mon histoire à l’éditeur du journal local que les choses devinrent un peu plus confuses. Ce dernier me sortis une vieille édition d’il y a deux ans dans lequel on trouvait un article sur la mort du père Bourmignon. Ce dernier avait lui aussi mit fin à ses jours en se suicidant après avoir écrit sur le mur de sa chambre avec son sang : Elles n’auront jamais mon argent! 17 February Le Conservatisme, En Bref!Le mot lui même donne déjà une bonne piste sur sa signification profonde. L’une des valeurs principales du conservatisme c’est la protection des institutions déjà établies. En terme plus clair cela signifie que les valeurs morales déjà adoptées et ayant fait leur preuve comme étant des principes sûrs pour le bien être d’un peuple sont considérées comme étant primordiales dans la continuité de ce même bien être. Et c’est en ce premier point qu’émerge la controverse entourant le mouvement conservateur. Souvent associé à la religion et aux vieilles méthodes les détracteurs de l’idéologie conservatrice se plaigne de l’attitude trop méfiante que celle-ci défend les valeurs conservatrice serait considérées comme contraire au progrès et à l’avancement du peuple autant en ce qui concerne les individus qui le compose qu’en ce qui concerne la nation en général. Tout d’abord, il serait simpliste de voir les choses sous un tel angle. L’idéologie conservatrice, loin d’être contre le progrès, prône plutôt un avancement plus prudent vers l’avenir. Malgré sa résistance naturelle au changement, un conservateur préférera voir le progrès comme un avancement qui peut et doit s’effectuer en fonction des valeurs déjà établies d’un peuple pour qu’à travers le processus il ne se perde pas au long du parcours. Cet avancement plus prudent prend ses racines du deuxième principe fondamental de l’idéologie conservatrice et c’est la méfiance envers la nature humaine. Difficile de ne pas donner raison aux hommes ayant forgé ce principe car même de nos jours, il est pratiquement impossible de dire avec sérieux que l’homme est une créature foncièrement bonne. Lorsqu’il n’y aura plus de guerre et que nous pourrons laisser nos portes de maisons et de voitures ouvertes à toutes heures du jour et de la nuit sans craindre les vols ou les agressions alors peut être consentirai-je à voter libéral mais d’ici la, non merci. Une autre des craintes qu’ont plusieurs québécois envers le mouvement ce sont ses valeurs de droite. Il est vrai que certains projets conservateurs sont empreins d’une vision qui n’a pas particulièrement la cote auprès du citoyen québécois moyen tel que la plus grande importance qu’il accorde à l’armé par exemple. En tant que membre du G8 ainsi que de l’OTAN il est toutefois tout à fait normal que le Canada s’acquitte de sa tâche internationale en venant en aide aux pays en difficulté. Parfois cette aide inclut la défense armée des citoyens et c’est bien malheureux que nos concitoyens meurent en défendant des gens qui ne peuvent le faire eux même mais c’est notre responsabilité et comme toutes responsabilités elle vient avec son lot de sacrifices et d’efforts. Pour ce qui est de la plus grande sévérité en ce qui concerne les peines accordés aux criminels je crois qu’avec l’état actuel de nos législations il est plus que nécessaire que nos lois soient plus dures. Combien de fois avons nous vu des parents révoltés des sentences accordées aux assassins de leur fils ou des violeurs de leur fille? Combien de fois avons nous vu des prédateurs sexuels sortir de prison après un court séjour et une légère amende pour avoir brisé la vie d’enfants innocents? Je crois que c’est une histoire de bon sens que de resserrer nos lois et c’est aussi simple que ca. Le dernier point sur lequel je glisserai un mot en ce qui concerne l’idéologie conservatrice, c’est sa dualité sur les libertés individuelles. Le mouvement conservateur est basé sur une préférence des libertés individuelles. Cependant, ce dernier aura tendance à limiter ces libertés si elles empiètent sur la stabilité et le maintien des valeurs traditionnelles. Voilà qui vient renforcer la vertue du mouvement car malgré son inclination envers l’élargissement des libertés individuelles, jamais un droit ne sera accordé s’il met en danger l’intégrité de la société dans laquel il serait pratiqué. C’est un peu de ce principe dont je m’inspire personnellement pour promulguer la laïcité des lieux et des établissements publiques, cependant, c’est la un débat des plus épineux et des plus complexes alors pour couper court disons simplement que je suis ouvert à la discussion en ce qui concerne ce point particulier. Je dirai simplement ceci, si l’on prend en ligne de compte que la foi est une chose beaucoup plus spirituelle, profonde et intérieur que la simple affiliation visuelle et criante que l’on peut pratiquer au nom de cette foi alors pourquoi serait-ce si impensable que certains symbols et que certaines pratiques soient abolies pour le bien être de la société évoluée, moderne et saine qui est la nôtre. Et qui, d’autre part, fonctionne en harmonie avec la productivité que nous exige notre rythme de vie d’aujourd’hui ainsi que le respect que chacun devrait avoir envers la vie et les valeurs privées des autres. Des choix comme ceux de la religion et des pratiques spirituelles quotidiennes devraient restés avec ceux qui les choisissent et eux seul. Est ce que certains pratiquant sont si incertains de leur Dieu pour devoir chaque jour s’immerger dans le symbolisme pour garder la flamme de leur foie vivante? Bref, voilà qui, je l’espère, entamera une réfléxion au moins. 13 February L'athéismeC'est un sujet qui m'a causé bien des maux de tête lors de ma grande quête éxistentielle alors voici les quelques aspects de cette idéologie que j'ai adoptée. L’athéisme défend l’absence de croyance en Dieu. L’absence de croyance en Dieu ne veut pas nécessairement dire toutefois qu’une personne athée n’accorde pas d’importance aux valeurs qui ont supposément été transmises par ce dernier. Les religions ne sont pas créées par les paroles de Dieu transmises à un prophète. Les religions sont créées par des hommes d’exception capable de transmettre leur révélation face à la vie lorsque ces dernières sont assez importantes pour inspirer les foules qui à leur tour transmettront cette inspiration de génération en génération après avoir été confronté à ces croyances qu’ils ressentaient mais qu’ils n’auraient pu expliquer sans qu’un homme exceptionnel ne les conjuguent pour eux. Ces hommes d’exception, devant leur soudaine compréhension transcendante de la vérité n’ont pu se soustraire à prendre tout le crédit qu’il leur était accordé quant à l’intelligence dont ils ont pu faire preuve pour arriver à diriger les peuples grâce à leur enseignement. L’homme étant modeste de nature face à la grandeur de la nature et du monde qui vit autour de lui ne peut évidemment pas se croire assez supérieur pour arriver à comprendre quoique ce soit sans que cela vienne de cette même nature et donc de Dieu. C’est aussi pour cela que toute les grandes religions ont été créées à des époques aussi lointaines et qu’arrivé à un certain moment ce ne fut plus les religions qui dirigèrent le monde mais de nouvelle forme de gouvernement. C’est bien parce qu’avec sa prise de contrôle sur son environnement l’homme à cessé de croire que ses réflexions aussi étonnantes qu’elles puissent paraître provenaient d’ailleurs que de sa propre intelligence. Ce n’est donc véritablement que lors des périodes durant lesquels l’homme était vulnérable qu’il se devait de croire en un protecteur et en un créateur tout puissant pour pouvoir vivre avec une sécurité qui lui aurait été interdite sans la présence de cette lubie spirituelle. L’être humain à donc trouver en la religion le moyen de réprimer et d'expliquer tout ce qu’il ne comprenait ni ne voulait comprendre en lui comme à l’extérieur de lui.
Mais cette religion, à-t’elle vraiment toujours été si positive pour les humains qui l’ont pratiqué? Le message transmis par ces hommes d’exception à t’il été si respecté qu’on puisse le croire? Alors que le message reste le même à travers les âges, il peut être interprété aussi bien que mal. Et " Dieu " sait qu’il y a eut bien des changements d’interprètes au cours des époques que l’humanité à traversée. L’église, telle un virus, a su s’adapter aux divers changements de dirigeants ainsi qu’au différents mœurs des vainqueurs pour rester en vie. Comment, le message originel de Dieu, passé au prophète et transmis au fidèle, peut-il être si transcendant de vérité adapté ou modifié pour satisfaire les caprices des vainqueurs. La religion n’est elle pas la seule chose qui soit importante de croire dans ce monde? Alors pourquoi l’adapter à cause de la peur de l’annihilation? Pour mieux pouvoir le transmettre malgré sa teneur diluée? Le message de Dieu ne devrait jamais être dilué! Il est supposé être la vérité pure et simple. Une autre preuve de cette teneur opportuniste de la religion c’est l’attitude des prêtres devant leur fidèles. Nous l’avons vu dans l’histoire à plusieurs reprises. Combien de prêtres ont abusés de leurs croyants? Combien ont déformés les écritures sacrées pour prendre le contrôle de leur troupeau? La religion n’est qu’un autre outil entre les mains de ceux qui ont assez d’intelligence pour s’élever au dessus de leur semblable pour mieux pouvoir les dominer. En échange de la certitude et de l’absence de peur, bien des gens ont acceptés de subir les pires tourments au nom d’un être supérieur à eux qui aurait tôt fait de les récompenser dans l’au-delà. Quelle genre de vie est-ce cela?! Comment peut-on justifier les douleurs des uns et la richesse des autres en disant que Dieu récompenserait les souffrances de ses enfants! Celui qui naît roi et qui a la vie facile en sommeillant dans l’opulence aura t’il moins d’avantages que le pauvre cultivateur ayant travaillé à la sueur de son front toute sa vie lorsque ces deux hommes arriveront au paradis? Si l’on en croit le traitement que Dieu réserva à Esaü, je ne crois pas qu’il y ait bien de différence entre le traitement qui sera réservé aux deux hommes. Alors donc ou est la fameuse justice de Dieu? Elle n’existe pas, puisque si c’était le cas nous naîtrions vraiment égaux et lorsque nous arriverions aux cieux nous serions aussi égaux!
C’est donc par les paroles d’hommes exceptionnels que la civilisation s’est développée et a prit une ampleur phénoménale. En la gloire de Dieu les hommes ont bâtis des monuments grandioses, mais qui tenait les marteaux et les échelles? Était-ce Dieu qui demandait à ses fidèles de lui construire quoique ce soit? Les êtres humains n’ont donc pas à rendre de compte à un être imaginaire qui les défendaient autrefois contre leur peur pourtant bien réelles. Puisque le rôle de Dieu en était un de protecteur et non d’organisateur. Pourtant Dieu nous a t’il vraiment protégé de quoique ce soit? Les forces de la nature et les saisons trop sèches ne se sont pas arrêtées avec quelques prières. Les souffrances de la guerre n’ont jamais prit fin grâce aux prières. Combien de fois les êtres humains se sont-ils heurtés au silence lorsqu’il demandait la voie à leur Dieu tout puissant. Combien de fois ont-ils louangés les cieux face à des hasards fortunés et combien de fois ont-ils justifiés leur souffrance par une épreuve que leur foi leur lançait? La peur devant l’éternité a rendue les hommes fous. Elle les a poussée dans leur croyances irrationnelles pour qu’ils puissent se refermer sur eux même au lieu de dresser le torse face aux douleurs de leur monde. La cruauté de la vie n’a fait qu’empirer leurs peurs. L’être humain étant lâche de nature, il n’a pas voulut faire face au vide que représentait son monde… Il a préféré persévérer en continuant de louanger le seigneur pour qu’un jour ce dernier le libère de ses chaînes. Peut-être que voilà l’une des raisons principale de la religion et de ses porteurs. L’humain aurait-il pu accomplir ce qu’il a accomplit à une époque ou il était incertain de son potentiel? Aurait-il pu accomplir ce qu’il a accomplit devant le vide spirituel de l’athéisme et devant le peu de choses qu’il avait acquis depuis qu’il s’était péniblement sortis de la noirceur de ses pensées? Les choses ont bien changées certes, cependant même de nos jours les croyances restent profondément ancrées lorsque le pire survient. Il fallait bien aux humains une raison pour développer leur civilisation au point ou elle est rendue. Ils ne pouvaient le faire sous le prétexte qu’ils le méritaient puisqu’ils n’étaient pas bien différent, outre leur capacité de réflexion, à leur les animaux qui les aidaient tant et sans qui ils n’auraient pas le confort qu’ils avaient réussis à gagner. Ils ne pouvaient pas simplement mettre leur ambition sur le dos de leur ego sans cesse grandissant. Ils se devaient de donner une signification aux grandes choses qu’ils allaient réaliser. Ils devaient donner une signification à toutes les souffrances qui accompagnaient leur lot quotidien de défi. Cette souffrance qui n’est pas que physique mais qui les distingue une fois de plus des animaux. La douleur qui leur sert le cœur et qui fait saigner leur esprit. Ce mal que seul les êtres dotés d’intelligence ressentent et redoutent. Et qu’ont-ils trouver pour donner une signification à ces forces qui les habitaient? Ils ont créés Dieu. Celui qui fut à la source de cette douleur. Les chrétiens croient qu’ils l’ont mérités. Les musulmans croient qu’ils devront mourir avec honneur pour se défaire de cette épreuve que Dieu leur à soumise. Les grecs anciens croyaient qu’ils se devaient d’honorer les Dieux pour pouvoir continuer à profiter des plaisirs de la vie en payant le prix des souffrances. Jamais un peuple ne s’est constitué sans qu’une religion ne soit à la base de leur motivation de progrès. |
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